Le piège classique
Beaucoup d'éditeurs pensent qu'étiqueter un contenu IA deepfake ou synthétique suffit à se mettre en conformité. C'est faux : le considérant 136 articule explicitement l'AI Act avec le Digital Services Act (règlement UE 2022/2065). Une plateforme qui héberge un contenu IA illicite reste tenue de traiter les signalements article 16 DSA, indépendamment de son étiquette. L'EU AI Office à Bruxelles supervise les modèles d'IA à usage général, mais la Commission européenne reste compétente pour les très grandes plateformes au titre du DSA, créant une double exposition réglementaire souvent sous-estimée.
L'articulation AI Act / DSA : les quatre niveaux de risque a couvrir
- Étiquetage technique (art. 50 AI Act) : marquer chaque sortie générée ou manipulée par IA via un filigrane lisible par machine, type C2PA ou SynthID.
- Information de l'utilisateur : afficher visuellement la mention IA pour les deepfakes, sauf exception artistique ou journalistique strictement encadrée.
- Atténuation des risques systémiques DSA (art. 34-35) : pour les VLOP et VLOSE, démontrer que la diffusion de contenus IA ne dégrade pas les processus démocratiques, électoraux et le débat public.
- Traitement des signalements (art. 16 DSA) : l'étiquette IA n'exonère jamais du devoir d'évaluation de l'illicéité au regard du droit applicable (diffamation, droit d'auteur, contenu terroriste, CSAM).
En période électorale luxembourgeoise ou européenne, l'exposition se cumule : un parti politique, un média ou une régie publicitaire qui diffuse une publicité générée par IA sans étiquetage opposable s'exposé à la fois à l'AI Act, au DSA et au règlement TTPA (publicité politique).
Comment Luxgap automatise ce risque
Notre Luxgap Synthetic Content Sentinel rend impossible la diffusion d'un contenu IA non étiqueté sur vos canaux publics et transforme l'articulation AI Act / DSA en preuve opposable. L'outil intercepte chaque contenu sortant via connecteurs natifs WordPress, HubSpot, Meta Business Suite, LinkedIn Pages, YouTube Data API et X API, détecte la signature synthétique via analyse C2PA, SynthID et empreintes spectrales, puis applique l'étiquetage technique et visuel adapté avant publication.
- Scanne en temps réel chaque image, vidéo, audio et texte publié sur vos canaux et identifié les contenus générés ou manipulés par IA avec un score de probabilité documenté.
- Applique automatiquement le filigrane C2PA conforme article 50 AI Act et la mention visuelle obligatoire pour les deepfakes.
- Croise les signalements article 16 DSA reçus avec votre catalogue de contenus IA pour démontrer le traitement diligent au régulateur.
- Génère un journal d'audit horodaté et scellé cryptographiquement, opposable à la Commission européenne, à l'EU AI Office et au coordinateur DSA national lors d'un contrôle.
- Alerte les équipes communication et juridique dès qu'un contenu IA touche une thématique électorale, politique ou de santé publique sensible.
- Produit un rapport trimestriel d'atténuation des risques systémiques aligné sur les exigences articles 34-35 DSA pour les VLOP et VLOSE.
Disponible en complément d'un mandat DPO ou CISO Luxgap ou en brique SaaS dédiée selon votre périmètre. Demandez un devis personnalisé et nos équipes préparent une démonstration sur vos canaux réels, avec un audit blanc gratuit sous 48h pour mesurer votre exposition combinée AI Act / DSA avant tout engagement.